Conceptions "ordinaires" et vocabulaire "vernaculaire" de la médiation de l'histoire

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Les effets de la médiation de l’histoire

Conceptions "ordinaires" et vocabulaire "vernaculaire" de la médiation de l'histoire

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Conceptions "ordinaires" et vocabulaire "vernaculaire" de la médiation de l'histoire
Clio, muse de l'histoire / Fragment de fresque © BnF/Gallica.fr

La plupart des études de cas analysant le rapport au passé sont fondées sur une approche qualitative ou ethnographique, soit d’institutions clairement identifiées (parti, famille, école,…) et inscrites dans la durée, soit, à l’inverse, de situations d’interactions, ponctuelles, avec des institutions patrimoniales (musées, mémoriaux, spectacles historiques). Elles ont de ce fait pris comme variable principale la transmission soit intergénérationnelle, soit du haut vers le bas, de ceux qui savent à ceux qui ne savent pas.
En rupture avec ces approches exclusives, ce projet de recherche souhaite réintégrer à l’analyse de la médiation de l’histoire et des processus d’évocation du passé des questionnements sociologiques classiques. L’appartenance de classe, les croyances religieuses, les trajectoires sociales et migratoires, le niveau d’étude, le genre, le contexte de mobilisation, etc., seront ainsi abordés pendant l’étude. L’objectif est  de s’interroger sur la médiation de l’histoire en amont de la confrontation aux corpus et hors de l’interaction avec les institutions patrimoniales. Ces travaux pourront en un deuxième temps être mis en perspective avec les études de réception des corpus développés dans le cadre du labex, pour permettre de mesurer la spécificité de la médiation de l’histoire qui se joue dans les interactions entre individus, corpus conservés et institutions patrimoniales.

Responsable du projet
Marie-Claire LAVABRE, directeur de recherche CNRS, directeur de l’Institut des sciences sociales du politique

Partenaires au sein du labex
Institut des sciences sociales du politique (ISP) ;
Laboratoire d’ethnologie et de sociologie comparative (LESC) ;
Bibliothèque de documentation internationale contemporaine (BDIC)

Autre partenaire associé 
Hanyang University, Seoul

Durée : 2 ans

06 Février 2014
Présentation

Dans le cadre de l'Atelier Recherche de l'Institut des sciences sociales du Politique (ISP), David Gouard, postdoctant du labex Les passés dans le présent, rattaché à l'ISP, présentera son livre, La banlieue rouge : ceux qui restent et ce qui change (Bord de l'eau, 2014), le jeudi 6 février, à partir de 14 heures.

Université Paris Ouest Nanterre La Défense
Bâtiment T
Salle 206


14 Janvier 2014
Publication

David Gouard, post-doctorant du labex rattaché à l'ISP, publiera le 14 janvier prochain un ouvrage intitulé "La banlieue rouge, ceux qui restent et ce qui change", aux éditions Bord de l'eau, collection Clair et Net. Il présentera son livre, notamment, lors du séminaire de recherche organisé par Bernard Pudal et Paul Boulland le samedi 8 février à 10h, rue Malher, Paris 3ème.

Résumé de l'ouvrage :

Territoire originel de conquête de ce qui allait progressivement former la « banlieue rouge », Ivry-sur-Seine a longtemps été considérée comme l’archétype du bastion ouvriero-communiste. Les cités Maurice Thorez et Youri Gagarine s’affirmaient alors comme les meilleures vitrines de cette suprématie politique. La désindustrialisation des années 1960 et 1970 a fait entrer ce territoire dans une nouvelle ère. Désormais, face au renouvellement des différentes générations d’électeurs, l’affiliation sociopolitique favorable aux représentants communistes s’avère de plus en plus incertaine.
De nos jours, si le fait communiste s’est largement émoussé dans un quartier populaire comme le quartier Youri Gagarine il est en revanche parvenu à trouver un second souffle dans le quartier du centre-ville dont participe la cité Maurice Thorez, là où les familles les plus proches du pouvoir politique local aident au maintien d’une certaine autorité communiste. En même temps qu’elle s’est rétrécie l’assise électorale du PCF s’est donc déplacée tant spatialement que sociologiquement.
Cette enquête propose un renouvellement des monographies classiques sur le communisme municipal. En mobilisant des matériaux quantitatifs relatifs aux différents scrutins et plusieurs histoires de vie significatives des différents âges de la « banlieue rouge », ce récit s’attache à retracer avec finesse les trajectoires sociodémographiques contrastées de ces deux anciens quartiers ouvriers.
L’auteur donne à voir les logiques contemporaines d’éclatement de la légitimité communiste au travers desquelles les appartenances familiales peuvent aussi bien prendre la voie de la continuité que celle de la contestation.